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	<title>Commentaires sur : SUPPLÉMENT : Qu&#8217;est-ce que la &#171;&#160;question&#160;&#187; du réchauffement climatique ? / Samuel Zarka</title>
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		<title>Par : FTL</title>
		<link>http://droitdecites.org/2010/03/15/supplement-quest-ce-que-la-question-du-rechauffement-climatique-samuel-zarka/comment-page-1/#comment-425</link>
		<dc:creator>FTL</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 12:42:56 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour votre réponse. Un point de désaccord tout de même :
Quand Nicolas Sarkozy parle de « moraliser le capitalisme », Henri Guaino l&#039;accompagne. Que dit exactement ce dernier ? Qu&#039;économie et moralité ne font pas de bonne affaire, car la moralité commence au plan individuel (et pas du marché). En bref, qu&#039;il n&#039;existe pas de système économique moral.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour votre réponse. Un point de désaccord tout de même :<br />
Quand Nicolas Sarkozy parle de « moraliser le capitalisme », Henri Guaino l&#8217;accompagne. Que dit exactement ce dernier ? Qu&#8217;économie et moralité ne font pas de bonne affaire, car la moralité commence au plan individuel (et pas du marché). En bref, qu&#8217;il n&#8217;existe pas de système économique moral.</p>
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		<title>Par : Samuel Zarka</title>
		<link>http://droitdecites.org/2010/03/15/supplement-quest-ce-que-la-question-du-rechauffement-climatique-samuel-zarka/comment-page-1/#comment-329</link>
		<dc:creator>Samuel Zarka</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 21:34:20 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour, 

Je n&#039;écris pas qu&#039;il faut moraliser le capitalisme, dans la mesure où la logique du capital est, par elle-même, amorale. Sa fin est le profit. La morale, le profit ne peut la considérer qu&#039;à titre d&#039;entrave ou d&#039;augmentation. La morale est alors une donnée exogène, s&#039;intégrant dans le système, mais à titre transitoire.

Cas d&#039;entrave : quand la morale fait contrepoids à la maximisation du profit. Exemple : le boycott de Nike, par les consommateurs, surtout aux EU, après l&#039;affaire des enfants dans les usines ; voire aussi le cas BP actuellement, et la pression populaire pour la réparation des dégâts. 

Une telle circonstance est rarissime jusqu&#039;à présent dans l&#039;histoire, et on constate qu&#039;elle est le fait de strates sociales &lt;em&gt;qui peuvent consommer&lt;/em&gt;. Le problème actuel, notamment dans l&#039;Europe de l&#039;Ouest, celle qui a connu les Trente Glorieuses et l&#039;augmentation objective des conditions matérielles d&#039;existence, est celui de la régression absolue des ces conditions, du niveau de vie, du pouvoir d&#039;achat (à lier avec le chômage endémique). La pression sur le capital ne peut donc s&#039;exprimer par le boycott à la consommation (sinon marginalement) puisque, précisément, l&#039;accès à la consommation est entravé. 

En revanche, la pression à l&#039;encontre de la logique du capital doit comprendre une dimension morale, notamment concernant la dignité du travail. 

Pourtant, s&#039;en tenir à  répondre à la violence du capital par la morale est — faut-il le dire? — insuffisant. Ou alors, il doit s&#039;agir d&#039;une &lt;/em&gt;morale pratique&lt;em&gt;, c&#039;est-à-dire d&#039;une pratique de résistance orientée vers un &lt;em&gt;sens&lt;/em&gt;, définissant un terrain commun légitimant des conditions de travail, ou mieux, des rapports de production qui ne soient pas systémiquement oppressifs vis-à-vis du travail. 

Cas de maximisation : quand Nicolas Sarkozy parle de &quot;moraliser le capitalisme&quot;, c&#039;est : 

1) soit de l&#039;aveuglement : penser pouvoir intégrer une donnée de probité subjective sur un marché poussant structurellement à la rapine (surtout dans la finance. Voir le cas Kerviel).

2) soit de la &lt;em&gt;communication&lt;/em&gt; : un message à l&#039;attention des gouvernés, sur la responsabilité sociale que les gouvernants d&#039;Etat et de grandes entreprises, prétendent assumer.   

Quant à la religion, c&#039;est, en République laïque, une question privée. En France il y a des Chrétiens, des Musulmans, des Juifs (...), des athées. Un programme d&#039;action politique commun et raisonné de résistance au Capital ne peut s&#039;appuyer sur des particularismes religieux.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, </p>
<p>Je n&#8217;écris pas qu&#8217;il faut moraliser le capitalisme, dans la mesure où la logique du capital est, par elle-même, amorale. Sa fin est le profit. La morale, le profit ne peut la considérer qu&#8217;à titre d&#8217;entrave ou d&#8217;augmentation. La morale est alors une donnée exogène, s&#8217;intégrant dans le système, mais à titre transitoire.</p>
<p>Cas d&#8217;entrave : quand la morale fait contrepoids à la maximisation du profit. Exemple : le boycott de Nike, par les consommateurs, surtout aux EU, après l&#8217;affaire des enfants dans les usines ; voire aussi le cas BP actuellement, et la pression populaire pour la réparation des dégâts. </p>
<p>Une telle circonstance est rarissime jusqu&#8217;à présent dans l&#8217;histoire, et on constate qu&#8217;elle est le fait de strates sociales <em>qui peuvent consommer</em>. Le problème actuel, notamment dans l&#8217;Europe de l&#8217;Ouest, celle qui a connu les Trente Glorieuses et l&#8217;augmentation objective des conditions matérielles d&#8217;existence, est celui de la régression absolue des ces conditions, du niveau de vie, du pouvoir d&#8217;achat (à lier avec le chômage endémique). La pression sur le capital ne peut donc s&#8217;exprimer par le boycott à la consommation (sinon marginalement) puisque, précisément, l&#8217;accès à la consommation est entravé. </p>
<p>En revanche, la pression à l&#8217;encontre de la logique du capital doit comprendre une dimension morale, notamment concernant la dignité du travail. </p>
<p>Pourtant, s&#8217;en tenir à  répondre à la violence du capital par la morale est — faut-il le dire? — insuffisant. Ou alors, il doit s&#8217;agir d&#8217;une morale pratique<em>, c&#8217;est-à-dire d&#8217;une pratique de résistance orientée vers un </em><em>sens</em>, définissant un terrain commun légitimant des conditions de travail, ou mieux, des rapports de production qui ne soient pas systémiquement oppressifs vis-à-vis du travail. </p>
<p>Cas de maximisation : quand Nicolas Sarkozy parle de &laquo;&nbsp;moraliser le capitalisme&nbsp;&raquo;, c&#8217;est : </p>
<p>1) soit de l&#8217;aveuglement : penser pouvoir intégrer une donnée de probité subjective sur un marché poussant structurellement à la rapine (surtout dans la finance. Voir le cas Kerviel).</p>
<p>2) soit de la <em>communication</em> : un message à l&#8217;attention des gouvernés, sur la responsabilité sociale que les gouvernants d&#8217;Etat et de grandes entreprises, prétendent assumer.   </p>
<p>Quant à la religion, c&#8217;est, en République laïque, une question privée. En France il y a des Chrétiens, des Musulmans, des Juifs (&#8230;), des athées. Un programme d&#8217;action politique commun et raisonné de résistance au Capital ne peut s&#8217;appuyer sur des particularismes religieux.</p>
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	<item>
		<title>Par : Luzien</title>
		<link>http://droitdecites.org/2010/03/15/supplement-quest-ce-que-la-question-du-rechauffement-climatique-samuel-zarka/comment-page-1/#comment-280</link>
		<dc:creator>Luzien</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 20:58:06 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour, 
Vous avez écrit en citant de nouveau Clouscard &quot;C’est le capitalisme qu’il faut réduire, pas la production&quot;. 

Vous dites qu&#039;il faut le moraliser ou pas ? Quelle place dispose la religion, notamment le Christianisme qui enseigne la Charité ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Vous avez écrit en citant de nouveau Clouscard &laquo;&nbsp;C’est le capitalisme qu’il faut réduire, pas la production&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Vous dites qu&#8217;il faut le moraliser ou pas ? Quelle place dispose la religion, notamment le Christianisme qui enseigne la Charité ?</p>
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