LA CRITIQUE C’EST CHIC – une chronique mensuelle de Samuel Zarka – la scène
LA CRITIQUE C’EST CHIC
Chronique mensuelle paraissant le 3 de chaque mois sur Droit de Cités. Elle a pour objet d’expliciter les significations objectives, donc non-conscientes, des arts scéniques actuels. Dans un parcours qui, manifestement, ne sait passer outre une enquête sur l’esthétique impulsée par l’économie.
Déjà publié
1/ Le système symbolique de l’art contemporain
2/ La valeur de l’art considérée sous l’angle de sa spiritualité
3/ Logique du romantisme : politique, cybernétique, industries
7/ Jeff Wall et l’arrêt sur image
10/ Le temps subjectif avec Lawrence Weiner et Jeff Wall
12/ La scène primitive de l’art actuel
13/ Yvonne Rainer & Trisha Brown
14/ … (le 3 mars 2012)
LES EXCURSUS AUX CRITIQUES CHICS
Ils consistent en compléments dans la continuité méthodique des chroniques. Ils sont publiés sur IngenierieDuSymbolique.fr.
Déjà publié
1/ L’art contemporain déchaîne les passions, ou comment le sang passe à la radio
2/ Nombre d’artistes sont des hommes politiques en puissance
3/ Le romantisme avant la Révolution Française
4/ Hegel, Marx, Aragon : Retour sur « Pour un réalisme socialiste »
5/ Musique et romantisme : éléments issus d’un livre d’Alfred Einstein
6/ Art et politique : éléments issus du livre de Paul Lidsky, « Les écrivains contre la Commune »
7/ Nouvelle révélation sur le jeune homme
8/ La signification du mot « l’art est mort »
10/ Signification de la science esthétique
11/ Temps suspendu et éternel retour
12/ Temps du réel VS « temps réel »
13/ Arthur Rimbaud et Ronald Reagan
14/ Courant 2012
Présentation
La stricte question de l’ « art contemporain » est, dans notre approche, achevée, temporairement sans doute, avec le livre que nous publions aujourd’hui, Art contemporain : le concept. Mais nous entreprenons, sur la base de sa publication, une continuation de sa démarche d’explicitation des significations objectives, donc non-conscientes, des œuvres de scène, cette fois.
Il est sera probablement aisé, de notre point de vue, et à la suite du travail déjà réalisé au sujet de l’art contemporain, d’étendre notre critique politique, sociale, économique, culturelle et esthétique à d’autres disciplines artistiques actuelles. En effet, les déterminations se rapportant à un secteur de production artistique tendent à se prolonger dans les autres — ainsi que dans de nombreux autres secteurs de production dans lesquels le maniement de symboles est prédominant, comme en sciences humaines par exemple ; celles-ci répondent à l’art en ceci que, actuellement, les principes qui président aux systèmes de valeurs et aux méthodologies qu’elles emploient sont les mêmes que dans la création en art. Il nous semble bien que ce que nous avons écrit sur l’art contemporain ait une portée métonymique.
Cependant, il serait considérablement peu fécond de se contenter d’une reconstitution critique des formes élaborées de la culture actuelle, et plus particulièrement sur scène, sans les nier, en creux, par ce qui deviendrait une critique positive. C’est l’aspect le plus difficile du travail en l’occurrence, celle qui dépasse ce qui n’est pas dit, ce qui est caché.
Nous voulons donc esquisser, dans cette annonce, aujourd’hui, une logique de l’analyse que nous poursuivrons, vraisemblablement, en trois temps :
1) en amont de la scène, — le contexte global de production et de consommation ;
2) sur la scène elle-même, et l’analyse se scinde alors de nouveau en deux : tout d’abord nous étayerons le sens subjectif de productions et de démarches artistiques pertinentes au regard de notre projet ;
3) puis leur sens objectif.
Nous développerons ce programme au rythme d’une chronique par mois, pendant un an. Son texte n’est pas écrit, il peut donc venir, au fur et à mesure, à déroger du présent projet. Mais nous ne pensons pas qu’il s’en écarte absolument. Et nous vous donnons donc rendez-vous le 3 décembre prochain pour une première livraison.
Samuel Zarka
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