Poème du commencement de la pensée / Yadollah Royaï

2010 juin 10
by Philippe Beck

Poème du commencement de la pensée

visage abscons de mes natures égaré dans les rapports multiples avec mon univers quand dans la nature tout autour je suis en éveil ce qui change m’éveille et ce qui change est la scène des rapports qui égarent ma lucidité sur la vie tout autour et chaque regard poursuit un visage immobile qui lui doit sa naissance et mon univers dans mes contemplations découvre une autre présence il se remplit de contemplation traversée de vision de visages qui relient ma passion mon espoir et ma peur ma décision et ma poésie Ma conscience se conjugue et mon intention se dresse et se consume en référence invitation compréhension ainsi je me répands dans la diversité tout autour et ses hasards épargnés par la diversité tout autour familier du monde immédiat tout autour de cette nature ordonnée intacte Moi je pense et au commencement de la pensée ordre intact tout autour quand je pense à moi je pense j’entre dans le champs de la pensée d’un autre qui pense et au commencement de sa pensée commence la fin de ma propre pensée et de la fin de ma pensée s’élèvent les mondes objets de mon intention désirée Qui se pense ? Quel passage obligé de l’esprit ai-je emprunté à me rendre fou dans l’intuition du volume et détruit par la pensée d’un moi plus transcendant Quelle architecture utiliser pour que la forme trouve place Le mouvement de mon esprit arrête-t-il les volumes Je suis la soudaine victime de la lumière lumière intense soudaine je suis la proie de la sombre bénédiction du Sinaï alors par où par quels ponts passent mes principes Où est l’ancrage de ma parole quand l’intuition du volume rend mes yeux malades quand la structure des volumes se diversifie se répète se multiplie je rassemble la pluralité des volumes je les réunis les ordonne j’édifie leur unité je suis la proie du Sinaï je dois être créateur de volumes et pour que le Sinaï soit ma proie je suis un créateur aveugle de volumes tant que dans l’axe tremblant de l’orbite qui m’emporte je puisse mettre en ordre cette poussée féconde en face de moi Ainsi quand je suis architecte de volume les objets oubliés absents dans le tremblé d’un ordre qui est sans tremblement l’ordre du tremblement

.

Traduit du persan par

Christophe Balaÿ et Claude Esteban

(atelier Royaumont)

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