Projets d’architectures fictionnelles

WOS/agence des hypothèses

 

 

SITUTOPIK

 

Le projet SITUTOPIK, Ecole-cité de l’imaginaire et de la citoyenneté, à l’origine rédigé au titre du 1% artistique par Claire Dehove, avec la collaboration de Loraine Djidi, propose l’aménagement fictionnel d’un collège. Le projet a été adapté pour exister indépendamment du dossier initial, étayé de nombreux visuels, de manière à proposer un parcours imaginaire à travers les différents espaces de l’architecture mentale qui y sont décrits.

 

Le projet envisage d’appliquer à l’aménagement d’un établissement scolaire les thèses que le situationniste Ivan Chtcheglov, développait dans son Formulaire pour un urbanisme nouveau. L’objectif : élargir la perception que ses futurs occupants pourront avoir des lieux, dépasser la perception fonctionnelle que l’on pourrait avoir des bâtiments en attribuant à l’architecture une dimension symbolique, en prise avec l’imaginaire affectif et social de ses jeunes occupants. Du Passage des étals au Forum des palabres, de L’Abri des métamorphoses au Triangle des rencontres, le projet défend la vision d’un « adventure playground » de la socialité, mettant l’accent sur les vertus du désordre et du foisonnement inventif, plutôt que sur l’édification par la rigueur et la clarté.

 

N’ayant pas été validé, le projet trouve ici une place en tant que réalisation utopique, mais bien au sens littéral, non parce qu’il est en soi irréalisable - l’ensemble des dispositifs décrits étant relativement simples à mettre en œuvre. Le caractère utopique que le titre souligne renvoie directement à l’idée centrale du projet : superposer plusieurs niveaux de réalité, plusieurs cartes mentales, sur le mode d’un univers à dimensions parallèles pour faire coïncider le cadre éducatif d’une architecture rationnelle et tout ce que ses usagers pourraient y projeter.

 

En souhaitant attribuer à ces deux niveaux de réalité une importance équivalente, le texte de ce projet suggère qu’il est possible d’amener de jeunes élèves à envisager le concept même de « réalité » en dehors des valeurs utilitaristes qui en gouvernent l’emploi, leur suggérer que tous les possibles sont envisageables.

 

Coop du Don

 

Ce projet de création d’une zone de gratuité dans le hall d’accueil d’un restaurant inter-administratif situé en pleine ZAC, conçu par Claire Dehove, avec la collaboration de Loraine Djidi et Cléo Laigret, projette d’intervenir dans l’un des rares interstices laissés au hasard par une architecture fondée sur une logique des flux de circulation.

 

L’idée consiste à ménager un espace d’indétermination, où des chariots dépareillés, circulant sur un rail, forment une architecture mobile, un lieu de socialité, le point d’achoppement de ces mouvements qui font du rapport producteur-consommateur, le seul vecteur envisageable en matière d’échanges humains.

 

L’Auditorium A

 

L’Auditorium A, est la réécriture d’un projet originellement adressé par Claire Dehove, avec Loraine Djidi et Cleo Laigret, à la Direction Régionale de l’Equipement et la DRAC du Languedoc-Roussillon pour répondre à la commande publique d’un échangeur autoroutier en plein Larzac.

 

Ce projet propose de faire dévier les objectifs de l’échangeur autoroutier, pour imaginer un espace de contemplation, un point de vue sur le paysage environnant et un lieu d’amplification pour l’écoute. Tout investi de l’idéal du sublime romantique, cet auditorium échangeur propose de renverser le rapport nostalgique à l’idée d’environnement : ce n’est pas le mugissement des cascades qu’il donne à entendre mais bien celui des flux autoroutiers.

 

 

 

Projet d’aménagement fictionnel d’un collège

SITUTOPIK

 

Projet de création d’une zone de gratuité dans le hall d’accueil d’un restaurant administratif de la banlieue parisienne

Coop du Don

 

Projet d’un échangeur autoroutier amplificateur d’écoute

L’Auditorium A